28 juin 2019

La vérité à propos des émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture animale.

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De nos jours, il est de bon ton de s’inquiéter de tout ce qui touche à l’environnement et aux risques liés aux changements climatiques. Ce qui n’a rien d’étonnant ! Les plus récents rapports météorologiques nous démontrent que nous vivons les années les plus chaudes jamais vécues, et les demandes de règlements faites aux compagnies d’assurances en raison de catastrophes naturelles ont explosé ( lien en anglais ). Nous sommes tous préoccupés par l’augmentation des températures globales et pour les contrôler, il nous faut réduire les niveaux d’émissions de gaz à effets de serre (GES). Mais nous sommes également tous unis derrière cet enjeu mondial, travaillant ensemble à la signature de l’Accord de Paris (2016) pour un engagement à limiter l’augmentation des températures globales à moins de 2 o C au-dessus des niveaux de l’ère préindustrielle. Ce traité a attiré l’attention de toute la planète sur les GES (gaz à effet de serre) et sur leur provenance.

Je ne vous étonnerai pas en vous disant que les principaux responsables des émissions de GES sont les industries pétrolières et gazières, ainsi que les véhicules automobiles. Mais les émissions de GES provenant de l’agriculture animale et leurs impacts sur l’environnement ont aussi été montrés du doigt. Certains groupes d’intérêt spéciaux ont fait des comparaisons et ont insinué que l’agriculture animale serait responsable de 50 % de la production des GES. Ce qui est faux. Dernièrement, un rapport de Eat Lancet ( lien en anglais ) nous présentait un scénario où une alimentation à haute teneur en végétaux pouvait « sauver la planète ». Ce rapport a fait les grands titres des journaux, mais malheureusement, les nombreux articles ( liens en anglais ) très instructifs démontrant les faiblesses et les biais du rapport n’ont pas eu le même traitement journalistique.

L’agriculture animale et les solutions concrètes

En réalité, l’agriculture animale et l’agriculture végétale génèrent ensemble aussi peu que 10 % des émissions, tant aux États-Unis qu’au Canada (figure 1 et 2). L’agriculture animale génère environ 66 % de ce ratio (ou 7 % des émissions totales de GES). En revanche, les secteurs du gaz et du pétrole ainsi que les déplacements automobiles produisent environ  50 % des émissions au Canada, suivis par l’industrie de la construction, la production d’électricité et les industries diverses. Pour avoir un impact significatif sur les GES, il serait plus efficace de mettre l’emphase sur la réduction des sources principales de pollution. C’est d’ailleurs le constat qui a été fait en Ontario en 2001 après la fermeture des centrales à charbon (Ébauche du plan environnemental de l’Ontario de 2019). La fermeture de 19 unités dans 5 des centrales de cette province a permis une baisse significative des journées de smog en 2005, passant de 53 jours en 2005 à ZÉRO jour de smog en 2017.   En réduisant ainsi ses émissions de GES de 22 % depuis 2005, l’Ontario a déjà atteint ses objectifs de l’Accord de Paris.

Qu’arriverait-il si nous abandonnions l’agriculture animale ? Cela sauverait-il la planète ? Un rapport ( lien en anglais ) publié dans les comptes-rendus de l’Académie nationale des sciences présente les résultats d’une analyse sur les effets de l’élimination de l’agriculture animale sur les émissions de GES aux États-Unis. Cette étude démontre que les émissions de GES seraient ainsi réduites de seulement 2,6 % en considérant les ajustements apportés à la demande agricole. Le rapport démontre aussi que, sans l’apport des produits animaliers, il nous serait difficile de répondre aux besoins nutritionnels de la population mondiale, ce qui amènerait une plus grande proportion de populations avec des carences nutritionnelles. Ce n’est donc absolument pas une solution concrète.

Mais nous avons tous un rôle à jouer afin de réduire notre impact environnemental. L’agriculture animale représente une petite, mais importante source de GES. En tant qu’industrie, nous nous sommes engagés à contribuer à l’accroissement de notre développement durable. Les Producteurs d’œufs du Canada ont récemment déclaré qu’entre 1962 et 2012, la production d’œufs a augmenté de 50 % alors que l’empreinte environnementale de l’industrie a baissé de près de 50 %.   Et qu’en est-il de l’empreinte carbonique de l’industrie ? Dans une récente étude espagnole, des scientifiques ont obtenu une empreinte carbonique équivalente à 2,7 kg de dioxyde de carbone par douzaine d’œufs, ce qui a été décrit comme étant « une valeur semblable à d’autres sources alimentaires d’origine animalière comme le lait, et beaucoup plus basse que celle du veau, du porc ou de l’agneau. »

Investir dans la recherche et le développement durable

L’industrie de l’agriculture animale soutient les scientifiques accrédités (par exemple @GHGguru) qui travaillent pour des universités reconnues mondialement et qui étudient les émissions produites par l’agriculture animale ainsi que des systèmes de production plus durables, nous fournissant donc une source de renseignements très crédible.

En 2018, les Fermes Burnbrae ont mis sur pied avec succès, une ferme avicole qui fonctionne entièrement à base d’énergie solaire. Lorsque les journées sont ensoleillées et sans nuages, le surplus d’énergie généré par cette ferme circule jusqu’à une deuxième ferme, ce qui permet de réduire la dépendance de cette dernière au réseau électrique !   De plus, nous avons un vaste programme de développement durable qui vise à réduire notre empreinte environnementale et à maximiser notre engagement envers le bien-être de notre communauté. Pour en savoir plus sur nos efforts environnementaux, consultez le site : https://www.burnbraefarms.com/fr/

Helen Anne Hudson, PhD, Directrice, Responsabilité sociale en entreprise et relations avec l’industrie

Climate Change Canada. (2019, April 17). Greenhouse gas emissions. Retrieved from https://www.canada.ca/en/environment-climate-change/services/environmental-indicators/greenhouse-gas-emissions.html

EAT-Lancet's Plant-Based Planet: 10 Things You Need to Know. (n.d.). Retrieved from https://www.psychologytoday.com/us/blog/diagnosis-diet/201901/eat-lancets-plant-based-planet-10-things-you-need-know

Kohut, T. (2017, January 06). Natural disasters smashed Canada insurance claims record in 2016: It's only going to get worse. Retrieved from https://globalnews.ca/news/3164443/natural-disasters-canada-insurance-claims-2016/

The EAT-Lancet Commission on Food, Planet, Health. (n.d.). Retrieved from https://eatforum.org/eat-lancet-commission/

Tim, & Egg Farmers of Canada. (2016, July 07). 50 years growing, 50 years greening. Retrieved from https://www.eggfarmers.ca/2016/07/50-years-growing-50-years-greening/

White, R. R., & Hall, M. B. (2017, November 28). Nutritional and greenhouse gas impacts of removing animals from US agriculture. Retrieved from https://www.pnas.org/content/114/48/E10301